mardi 7 février 2017

USA / Transgenres La bataille des toilettes à la Cour suprême fin mars



La Cour suprême des Etats-Unis a annoncé vendredi qu'elle examinerait le 28 mars dans quels W.-C. doivent aller les personnes transgenres, une question sensible qui a pris une dimension nationale en Amérique.

 





Le dossier concerne un adolescent nommé Gavin Grimm, né de sexe féminin mais qui s'identifie comme un garçon. Il avait saisi la justice pour obtenir le droit d'utiliser les toilettes pour hommes de son lycée situé à Gloucester, en Virginie.

Cette affaire extrêmement chargée politiquement, l'une des plus importantes de la session en cours, sera vraisemblablement plaidée à la Cour suprême avant que ne soit confirmé le magistrat Neil Gorsuch, nommé mardi par Donald Trump au neuvième siège vacant de la haute juridiction.

En l'absence du juge conservateur, cette affaire pourrait bien déboucher sur un jugement d'égalité à quatre juges contre quatre, la cour étant actuellement divisée entre un même nombre de progressistes et de conservateurs.

L'ancien gouvernement dirigé par Barack Obama avait pris la position selon laquelle l'accès aux toilettes et aux vestiaires sportifs du système de l'éducation publique devait se faire selon le sexe auquel un élève s'identifie, et non selon son sexe de naissance.

Mais cette idée a été violemment combattue par une douzaine d'Etats républicains, qui avaient entamé des poursuites en justice visant l'administration centrale.

Les directives fédérales avaient été vues par les Américains les plus conservateurs comme une ingérence dans leurs affaires scolaires locales et un abus de pouvoir de la Maison Blanche.

Les défenseurs de cette position avancent deux arguments principaux, l'un religieux, l'autre sécuritaire. "Pas d'homme dans les toilettes des filles", martèlent-ils sur les réseaux sociaux ou dans les rassemblements.

(Source AFP)

 

mardi 24 janvier 2017

La mode et les stars se mobilisent jeudi contre le sida

Sidaction 2017

La mode et les stars se mobilisent jeudi contre le sida

Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Pascal Obispo et Jean Paul Gaultier, parmi plusieurs centaines de personnalités, assisteront jeudi soir à Paris au 15e Dîner de la mode contre le sida, a annoncé mardi l'association Sidaction.


Depuis 2003, le Sidaction, coprésidé par Line Renaud et Pierre Bergé, organise cet événement avec la Fédération française de la couture au profit de la recherche contre le sida et de l'accompagnement des malades, en France et dans le monde.
Pour sa 15e édition, le Dîner de la mode contre le sida se déroulera sous la verrière du Grand Palais, à l'issue de la Semaine de la haute couture.
L'an dernier, cet événement avait permis de récolter 650.000 euros.

Depuis la première édition, près de 9 millions d'euros ont été réunis. Collecte nationale de fonds, le Sidaction 2017 se déroulera du 24 au 26 mars, avec le soutien d'une vingtaine de chaînes de télévision et radio, et la participation de plusieurs milliers de bénévoles dans toute la France.

Les dons seront enregistrés par téléphone (110) et sur Internet


(Source AFP)

vendredi 6 janvier 2017

Les hommes sont davantage hostiles aux toilettes femmes accessibles aux transgenres

Une transphobie liée au rôle de protecteurs de la gent féminine que les hommes ont encore très souvent tendance à s'assigner.


La majorité des femmes ne sont pas gênées à l'idée de croiser une femme transgenre dans des toilettes publiques –c'est-à-dire une personne née de sexe masculin. Du côté des hommes, la pilule a bien plus du mal à passer, mais pas lorsqu'ils imaginent surprendre des hommes transgenre –des individus nés femmes– près de leurs urinoirs.

Non, comme le révèle une conséquente enquête menée par Rebecca Stones, mathématicienne doublement affiliée aux universités de Nankai (Chine) et de Monash (Australie), la transphobie masculine s'incarne dans une angoisse pour la sécurité et l'intimité des femmes –de «leurs» femmes, pour être précis– dans les lieux d'aisance qui leur sont réservés.

Pour arriver à ces conclusions, Stones aura compulsé 1.035 commentaires postés sous 190 articles de presse liés à la guerre des toilettes unisexe dans différents pays, et notamment aux États-Unis. De fait, plusieurs États américains réfléchissent aujourd'hui à des législations qui, dans les faits, interdiraient l'accès des toilettes publiques aux personnes transgenre, vu qu'elles devraient se limiter à celles correspondant à leur état civil d'origine, au mépris éhonté de leur sécurité.

Les protéger des «détraqués»

Selon les calculs de Stones, les hommes ont ainsi 1,55 fois plus de risque que les premières concernées d'être opposés à l'accessibilité des toilettes pour femmes aux femmes transgenre. Et quand ils expriment leurs «préoccupations», les hommes le font en des termes bien plus violents que les femmes. De leur côté, les femmes craignent surtout que des «pervers» profitent de l'accessibilité des toilettes aux femmes transgenre en se faisant passer pour telles.

Selon Stones, la transphobie masculine a trait au rôle de protecteur de la gent féminine (dans son ensemble) que s'assigne encore une grande partie des hommes. Et elle s'exprime dans ce genre de commentaire: «Je ne veux pas qu'un mec transformé en meuf croise ma femme aux chiottes» ou encore «Je suis père d'une adolescente et j'exige qu'on respecte son intimité lorsqu'elle va aux toilettes et qu'elle soit protégée des détraqués qui pourraient débouler».

Pour la chercheuse, ces commentaires montrent aussi comment les hommes voient, en tendance, les femmes transgenre: comme des hommes qui se déguiseraient en femmes afin d'abuser de ces dernières.

Source: Slate.fr 

vendredi 23 décembre 2016

Transgenres, Vers la fin de la bataille des toilettes en Caroline du Nord

La Caroline du Nord s'apprête à voter sur l'abrogation d'une loi polémique obligeant les personnes transgenres à utiliser les toilettes correspondant à leur sexe à la naissance, qui a provoqué un tollé et de nombreux boycotts contre cet Etat américain.



Extrêmement sensible, ce dossier agite la vie politique de la Caroline du Nord depuis l'introduction de la loi en mars. La "bataille des toilettes" a d'ailleurs fortement pesé sur les élections locales de cet Etat du sud-est des Etats-Unis.

Le gouverneur républicain sortant s'est finalement incliné le 8 novembre face à un démocrate qui a vigoureusement dénoncé tout au long de la campagne cette loi obligeant les personnes transgenres à utiliser, dans les bâtiments administratifs et les écoles, les toilettes correspondant à leur sexe à la naissance et non à celui auquel elles s'identifient.


Démocrates et républicains sont finalement parvenus à un accord pour voter sur son abrogation, en échange de l'annulation d'une norme municipale de la ville de Charlotte, également dans cet Etat, qui luttait au contraire contre les discriminations.

Le gouverneur sortant, Pat McCrory, a donc convoqué une séance extraordinaire à l'Assemblée de Caroline du Nord pour mercredi matin. Une victoire pour son successeur, le démocrate Roy Cooper, qui s'en est réjoui sur Twitter, où il a expliqué lundi que les chefs républicains du Sénat et de la Chambre lui avaient promis d'organiser ce vote.

"J'espère qu'ils tiendront parole" et que la loi "sera complètement abrogée", a-t-il écrit.

Cette loi, concernant une infime minorité, a été jugée discriminatoire par de multiples personnalités. Bruce Springsteen, Cindy Lauper ou encore le Cirque du Soleil ont annulé des représentations en Caroline du Nord tandis que de grandes organisations sportives ont préféré organiser ailleurs leurs prochaines rencontres.

Le groupe Paypal a lui renoncé à un projet d'investissement et une centaine de dirigeants de grandes entreprises, dont Apple, Bank of America ou Facebook, ont écrit au gouverneur sortant pour protester. "L'abrogation totale permettra de faire revenir les emplois ainsi que les événement sportifs et de divertissement, et offrira l'occasion d'introduire une solide protection des personnes LGBT dans notre Etat", a ajouté Roy Cooper sur Twitter.

La Cour suprême des Etats-Unis est entrée dans le débat en octobre, en annonçant qu'elle déciderait dans quels W.-C. doivent aller les personnes transgenres, par le biais du cas précis d'un adolescent, dans une affaire ultrasensible qui sera plaidée d'ici fin juin.

logo association sociale

(Source AFP)

vendredi 9 décembre 2016

Les personnes transgenres sont des droits

Les personnes transgenres ne sont plus obligés de se faire stériliser pour changer d’identité Sciences et santé

Il suffira désormais de suivre une procédure administrative longue de trois à six mois.
Une victoire pour la communauté LGBT. Les conditions médicales obligatoires - telles que la stérilisation - pour changer de sexe vont être supprimées. Il suffira désormais de suivre une procédure administrative longue de trois à six mois, selon un avant-projet de loi porté par le ministre de la Justice Koen Geens et la secrétaire d’Etat à l’Egalité des chances Elke Sleurs.


Cette procédure administrative commencera par une déclaration devant l’officier de l’état civil. Celui-ci devra remplir plusieurs obligations, dont un devoir d’information de la personne, et la transmission de la déclaration au procureur du Roi. Celui-ci aura trois mois pour rendre un avis.
Après un délai de réflexion de minimum trois mois et de maximum six mois, la personne transgenre devra revenir devant l’officier de l’état civil pour répéter sa déclaration de volonté de changer de sexe et prouver qu’elle a été informée des conséquences de ce changement de sexe par une organisation de transgenres. Si les avis sont favorables et si la procédure a été respectée, l’officier modifiera l’acte de naissance.
 Logo association loi 1901

Une loi non-conforme qui date de 2007

L’avant-projet de loi prévoit aussi des mesures pour les mineurs à partir de 12 ans. Il sera possible de demander un changement de prénom, dès l’âge de 12 ans, en accord avec les parents. Dès 16 ans, le mineur transgenre pourra demander un changement de sexe, mais il devra fournir une déclaration d’un pédopsychiatre attestant que la volonté a été exprimée en pleine conscience et sans pression.
La loi relative aux transgenres actuelle, qui date de 2007, a été jugée non-conforme aux droits de l’homme, notamment pour les conditions médicales exorbitantes (la stérilisation) qu’elle requiert.

Info : Le soir